Observatoire des métiers : pourquoi est-il nécessaire ?

Comment faire le pari d’accompagner au mieux les salariés dans la gestion de leurs emplois et compétences, si l’on ne dispose pas d’une cartographie précise des métiers qui peuvent être exercés au sein de son organisation ?
C’est donc l’objet de l’observatoire des métiers… Une composante de la GPEC qui permet à tous les acteurs de l’entreprises d’en identifier facilement et rapidement les différents métiers ; leurs spécificités ; leurs évolutions prévisible etc.

L’observatoire des métiers, outil de veille et de communication

L’observatoire des métiers réalise un travail de veille des différents métiers pratiqués au sein de l’organisation. Ses travaux qui peuvent être en lien avec la gestion des prévisionnelle des emplois et carrières ( GPEC) ont une valeur informationnelle auprès de tous les salariés. Ainsi, grâce à une diffusion la plus large possible des informations répertoriées l’observatoire des métiers capitalise et valorise les expériences métiers de l’ensemble de l’organisation. Il donne aux collaborateurs la possibilité de découvrir les métiers qui peuvent potentiellement les intéresser, en effectuant des recherches suivant divers critères :
- Par grands domaines d'activités,
- Suivant les diplômes dont ils sont pourvus,
- Suivant leurs compétences,
- Suivant leur parcours,
- Etc.
Les informations qui constituent l’inventaire sont mutualisées et portées à la connaissance de tous. Un site internet peut parfaitement héberger ces données, tout en étant conçu comme un lieu d’échanges, de partage, de projection.

L’observatoire des métiers : des données qui intéressent tout le monde

S’il est particulièrement précieux pour les salariés qui exercent leurs talents dans un métiers donné et qui souhaitent savoir où leurs compétences peuvent également être requises, l’observatoire des métiers est en réalité vertueux pour toutes les parties prenantes de l’entreprise …A savoir :
- Les managers, soucieux de s’assurer que les compétences requises pour les activités futures de l’entreprise seront bien détenues par leurs collaborateurs,
- La DRH qui est en charge de la régulation du personnel de l’entreprise et, bien sûr, de l’évolution des salariés à travers ses missions de GPEC,
- Les organismes de formation internes ou externes à l’entreprise, qui se doivent de proposer des programmes pédagogiques en cohérence avec l’écosystème de l’entreprise et les compétences des collaborateurs,
- La direction générale, sensible à l’évolution de la compétitivité de l’entreprise et à ses prospectives métiers…

L’observatoire des métiers : un outil d’analyse et d’anticipation

L’une des missions incontournable de l’observatoire des métiers réside dans la compréhension très fine des métiers qui composent l’organisation, afin d’être à même d’en anticiper les évolutions.
Grâce à son travail, l’observatoire des métiers met ainsi en évidence :
- Les métiers « en émergence », c’est-à-dire ceux qui ne sont pas encore reconnus mais dont les prémisses d’activités existent déjà, de manière éclatée,
- Les métiers « en transformation », c’est-à-dire ceux qui sont reconnus mais dont les domaines d’activités peuvent évoluer. C’est la mesure de cette évolution qui détermine le degré de transformation du métier,
- Et, enfin, les métiers « en obsolescence », c’est-à-dire ceux qui sont reconnus mais dont les domaines d’activités sont en voie de disparition.

Les études de type « prospective métier » ( PM ) réalisées par l’observatoire des métiers sont tant quantitatives que qualitatives. Elles permettent de repérer et d’identifier le contenu réel des emplois actuels ou à venir et les qualifications qui leur correspondent. Elles visent ainsi à cerner – de la manière la plus juste possible - les transformations qui vont se produire dans la nature des emplois. Cela permet de déceler les domaines dans lesquels les collaborateurs doivent acquérir de nouvelles compétences, de nouveaux savoir-faire pour continuer à exercer leur fonction à l’avenir.
Outre les facteurs d’évolutions internes, l'observatoire des métiers prend aussi en compte les facteurs environnementaux externes qui pourront avoir un impact sur certains métiers et il en déduit les conséquences en termes de compétences et de formation, initiale ou continue.

Prenons l’exemple d’un émetteur de titres restaurant. Depuis des décennies, une partie de ses salariés étaient des imprimeurs qui activaient les rotatives afin d’imprimer les fameux « tickets restaurant » sur du papier. Depuis quelques années, avec l'installation de la digitalisation le chèque papier disparaît peu à peu, au profit de la carte déjeuner à puce. Fort heureusement, l’observatoire des métiers avait anticipé le phénomène de ce métier « en transformation » et entamé la reconversion de ses imprimeurs !

Vous souhaitez en savoir plus sur l'observatoire des métiers ? Cet article est fait pour vous !

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